K2000 (Knight Rider) – 1982
K2000 est la série d’action américaine créée par Glen A. Larson, avec David Hasselhoff et une Pontiac Trans Am noire douée de parole, diffusée à partir de 1982. Un justicier solitaire, une voiture qui répond, un scanner rouge qui balaie l’écran de gauche à droite : K2000 a fait rêver toute une génération de téléspectateurs.
K2000 : fiche technique
Titre original : Knight Rider
Création : Glen A. Larson
Production : Universal Television pour NBC
Avec : David Hasselhoff (Michael Knight), William Daniels (la voix de KITT), Edward Mulhare (Devon Miles), Patricia McPherson (Bonnie Barstow), Rebecca Holden (April Curtis, saison 2)
Musique du générique : Stu Phillips et Glen A. Larson
Format : 4 saisons, 90 épisodes de 46 minutes
Diffusion américaine : sur NBC, du 26 septembre 1982 au 8 avril 1986
Diffusion française : à partir du 22 avril 1986 sur La Cinq, dans l’émission À fond la caisse, puis sur TF1, M6…
Voix françaises : Yves-Marie Maurin (Michael Knight), Guy Chapellier (KITT)

Synopsis
K2000 commence par une balle dans le visage. Michael Long, policier infiltré dans une affaire de corruption industrielle, est laissé pour mort dans le désert. Il est recueilli par Wilton Knight, milliardaire mourant qui lui offre un nouveau visage, une nouvelle identité, Michael Knight, et une mission : mettre son indépendance au service de ceux que la loi ne protège pas.
Pour cela, la Fondation pour la loi et le gouvernement, dirigée par le très britannique Devon Miles, lui confie KITT, prototype de voiture pilotée par une intelligence artificielle, quasi indestructible et dotée d’un humour pince-sans-rire. À chaque épisode, le duo parcourt une Amérique de motels et de routes droites pour aider une victime, démanteler un trafic ou sauver une petite ville. Bonnie Barstow, mécanicienne et informaticienne de la Fondation, répare tout ce que Michael casse.
K2000, un chevalier moderne signé Glen A. Larson
L’idée de K2000 tient en une phrase que Glen A. Larson répétait volontiers : un chevalier errant qui aurait troqué son cheval contre une voiture. Le producteur, déjà responsable de Galactica et de L’Homme qui tombe à pic, cherchait une série de héros solitaire capable de tourner vite et pas cher, en extérieurs californiens. Le nom du personnage, Knight, et celui de la fondation, FLAG, disent assez clairement le programme : la chevalerie transposée dans l’Amérique reaganienne.
La série arrive sur NBC à l’automne 1982, au moment où la télévision américaine découvre qu’un générique et un objet emblématique valent tous les scénarios du monde. Deux ans plus tard, Deux flics à Miami poussera la même logique jusqu’à la Ferrari blanche et aux costumes pastel.

KITT, la voiture la plus célèbre de la télévision
La vraie vedette de K2000 s’appelle KITT, pour Knight Industries Two Thousand. Sous le capot, une Pontiac Firebird Trans Am de 1982, repeinte en noir mat, équipée d’un tableau de bord à écrans et d’un volant en forme de manche d’avion. Son blindage moléculaire encaisse les balles, son Turbo Boost lui fait franchir les obstacles d’un bond et son pilote automatique lui permet d’arriver seule au secours de Michael.
Le détail que tout le monde a retenu reste le scanner rouge qui balaie l’avant du capot. Glen A. Larson l’avait déjà utilisé pour l’œil des Cylons de Galactica : il l’a simplement recyclé, allongé et posé sur une calandre. La production a usé des dizaines de carrosseries au fil des saisons, les cascades ayant la mauvaise habitude de détruire une voiture censée être indestructible.
La voix de KITT, un acteur qui refusait d’apparaître au générique
Derrière KITT se cache William Daniels, comédien respecté du théâtre et du cinéma américains. Il a posé une condition en acceptant : ne jamais être crédité au générique de K2000. Pendant quatre saisons, des millions de spectateurs ont donc entendu une voix ironique et paternelle sans savoir à qui elle appartenait. Son épouse, l’actrice Bonnie Bartlett, aimait raconter qu’elle était la seule à pouvoir se vanter d’être mariée à une voiture.
C’est cette relation entre l’homme et la machine qui distingue K2000 des autres séries d’action de l’époque, y compris de l’ambiance plus mondaine d’Espion Modèle. Le vrai duo n’est pas formé par deux héros, mais par un héros et son ordinateur de bord, qui désapprouve, argumente et rend la monnaie de sa pièce.

Le générique de K2000 et son arrivée en France
Quatre notes de synthétiseur, une basse sèche, un motif répété comme un compte à rebours : le thème composé par Stu Phillips et Glen A. Larson est devenu l’une des signatures sonores les plus reconnaissables de la télévision. Il a connu une seconde vie dans le rap et la dance des années 1990, notamment lorsque Busta Rhymes l’a échantillonné pour Fire It Up en 1998.
En France, K2000 arrive tardivement : le 22 avril 1986, sur La Cinq, dans une case baptisée À fond la caisse, alors que la série vient tout juste de s’achever aux États-Unis. Le succès est immédiat, porté par le doublage de Yves-Marie Maurin et par des rediffusions qui s’étalent sur plus de vingt ans, de TF1 à M6 en passant par France 3. Pour beaucoup d’enfants des années 1980, K2000 reste la première série que l’on courait regarder en rentrant de l’école.
K2000, un classique intemporel des séries des années 80
Quarante ans plus tard, K2000 a survécu à ses effets spéciaux. La série a lancé la carrière de David Hasselhoff, qui enchaînera avec Alerte à Malibu en 1989 et deviendra l’un des acteurs américains les plus populaires d’Europe. Elle a aussi donné naissance à une descendance ténace : le téléfilm K 2000 : La Nouvelle Arme en 1991, la série dérivée Nom de code : TKR en 1997, puis un remake diffusé à partir de 2008, où Hasselhoff revient le temps d’une apparition.
Surtout, K2000 a installé dans l’imaginaire populaire une idée que la technologie a fini par rattraper : celle d’une voiture autonome qui parle à son conducteur, freine à sa place et discute ses décisions. Les constructeurs automobiles citent régulièrement KITT lorsqu’ils présentent leurs assistants de conduite, preuve qu’une série du début des années 1980 a vu plus loin que son budget. La chaîne qui l’a lancée lui consacre encore une page sur le site officiel de NBC.



