L’Homme qui tombe à pic (The Fall Guy) – 1981

L’Homme qui tombe à pic est la série américaine créée par Glen A. Larson pour ABC, qui a offert à Lee Majors le rôle de Colt Seavers, cascadeur de Hollywood et chasseur de primes à ses heures. Des sauts en pick-up, des chutes vertigineuses et un générique chanté par la vedette elle-même : L’Homme qui tombe à pic a fait son apparition sur les écrans américains en 1981.

L’Homme qui tombe à pic : fiche technique

Titre original : The Fall Guy
Création : Glen A. Larson
Production : Glen A. Larson Productions et 20th Century Fox Television
Avec : Lee Majors (Colt Seavers), Douglas Barr (Howard « Howie » Munson), Heather Thomas (Jody Banks), Jo Ann Pflug puis Markie Post
Musique du générique : The Unknown Stuntman, de Dave Somerville, Gail Jensen et Glen A. Larson, chanté par Lee Majors
Format : un pilote de 90 minutes, puis cinq saisons et plus de cent dix épisodes d’une cinquantaine de minutes
Diffusion américaine : sur ABC, du 4 novembre 1981 au 2 mai 1986
Diffusion française : sur Antenne 2, à partir du 19 septembre 1982, avec Marc de Georgi pour voix française de Lee Majors

L'Homme qui tombe à pic – visuel de la série avec Lee Majors – 1981

Synopsis : Colt Seavers, cascadeur le jour, chasseur de primes la nuit

L’Homme qui tombe à pic suit Colt Seavers, l’un des meilleurs cascadeurs de Hollywood. Il saute d’immeubles, traverse des vitrines et fait voler des voitures pour les grandes vedettes du cinéma, sans jamais voir son nom au générique. Le métier paie mal et les cachets tardent : pour arrondir ses fins de mois, Colt traque les fugitifs qui ont filé sans payer leur caution, pour le compte d’une agence de cautionnement.

Il n’est pas seul. Son cousin Howie Munson, jeune diplômé un peu naïf, rêve de devenir cascadeur et lui sert d’assistant. La belle Jody Banks, cascadeuse elle aussi, complète l’équipe. Les missions sont confiées d’abord par « Big Jack », jouée par Jo Ann Pflug, puis par Terri, incarnée par Markie Post dès la deuxième saison. Chaque épisode de L’Homme qui tombe à pic mêle ainsi deux mondes : les coulisses des tournages et la course-poursuite après un malfrat, le savoir-faire du cascadeur servant toujours à coincer le fuyard.

L'Homme qui tombe à pic – Howie, Terri, Jody et Colt réunis – 1981

Lee Majors, de l’homme bionique au cascadeur inconnu

Quand la série démarre, Lee Majors est déjà une star du petit écran. Il a passé cinq saisons dans la peau de Steve Austin, le héros de L’Homme qui valait trois milliards, et le public adore son allure de cow-boy tranquille. Le rôle de Colt Seavers lui va comme un gant : un homme d’action modeste, au sourire en coin, loin des super-pouvoirs. Les scénaristes s’amusent d’ailleurs à glisser des clins d’œil à son passé bionique.

Aux commandes, on retrouve Glen A. Larson, le producteur le plus prolifique de l’époque, à qui l’on doit aussi K2000, lancé un an plus tard. L’idée de L’Homme qui tombe à pic naît pourtant d’une chanson. Dave Somerville, ancien chanteur du groupe The Diamonds, avait écrit un titre sur un cascadeur anonyme pour un projet resté sans suite. Il le fait écouter à Larson, qui travaille justement sur une idée proche. Grâce à cette chanson et à une présentation de cinq minutes, ABC accepte de financer le pilote.

L'Homme qui tombe à pic – Lee Majors dans le rôle de Colt Seavers – 1981

Le pick-up GMC et le générique de L’Homme qui tombe à pic

Le générique, The Unknown Stuntman, est interprété par Lee Majors en personne. Le cascadeur y raconte, avec humour, qu’il prend tous les coups à la place des vedettes sans jamais récolter la gloire. Les paroles égrènent les grands noms de l’époque, de Clint Eastwood à Burt Reynolds en passant par Farrah Fawcett, dont Lee Majors était alors en train de se séparer. En France, Antenne 2 diffuse d’abord la version originale, puis une adaptation française produite par Haim Saban, futur père des Power Rangers.

L’autre vedette de L’Homme qui tombe à pic, c’est le pick-up de Colt : un GMC Sierra Grande brun et beige, orné d’un aigle sur le capot, équipé d’un arceau, d’un treuil et de phares tout-terrain. Il enchaîne les sauts spectaculaires, si bien que plusieurs véhicules finissent à la casse. Dès la deuxième saison, General Motors fournit des camions spécialement renforcés, avec un moteur déplacé vers le milieu du châssis pour mieux retomber sur leurs roues. Autre marque de fabrique : les apparitions de vedettes de Hollywood dans leur propre rôle, qui font le sel de nombreux épisodes.

L'Homme qui tombe à pic – Jody Banks et le pick-up GMC – 1981

Cinq saisons de cascades et un retour au cinéma

Aux États-Unis, le succès est immédiat : 27e du classement des audiences la première saison, L’Homme qui tombe à pic grimpe à la 14e place l’année suivante. L’usure finit pourtant par se faire sentir, et la série s’arrête en mai 1986, après cinq saisons. Elle laisse derrière elle un jeu de société, une bande dessinée et même un jeu vidéo sorti en 1984. En France, les rediffusions se succèdent sur TF1, puis sur des chaînes comme TV Breizh, 13e Rue et Direct 8.

En 2024, Hollywood rend hommage à la série avec The Fall Guy, réalisé par David Leitch, lui-même ancien cascadeur. Ryan Gosling y reprend le nom de Colt Seavers, aux côtés d’Emily Blunt. Clin d’œil savoureux pour les fidèles : Lee Majors et Heather Thomas y font une apparition en policiers, plus de quarante ans après leurs débuts dans L’Homme qui tombe à pic.

L'Homme qui tombe à pic – Howard et Colt en pleine action – 1981

L’Homme qui tombe à pic, un classique intemporel des séries des années 80

Au-delà de l’action, la série a eu le mérite de mettre en lumière un métier resté dans l’ombre. Toute une génération a découvert grâce à Colt Seavers que les héros de cinéma avaient des doublures, et que derrière chaque chute se cachait un professionnel qui risquait sa peau. Beaucoup de cascadeurs d’aujourd’hui citent d’ailleurs L’Homme qui tombe à pic parmi les séries qui leur ont donné envie de faire ce métier.

Revoir L’Homme qui tombe à pic, c’est retrouver l’insouciance des années 80 : le pick-up qui s’envole dans la poussière, le trio complice et la voix grave de Lee Majors dans le générique. Le comédien, figure incontournable de la télévision américaine, partage aujourd’hui encore ses souvenirs de tournage sur son compte Instagram officiel.

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