The Breakfast Club – 1985

The Breakfast Club est un film américain écrit et réalisé par John Hughes en 1985. Huis clos générationnel devenu culte, The Breakfast Club est aujourd’hui considéré comme le film emblématique de la jeunesse des années 80 et comme l’œuvre la plus personnelle de son réalisateur.

The Breakfast Club : fiche technique

Réalisateur : John Hughes
Scénario : John Hughes
Avec : Emilio Estevez, Anthony Michael Hall, Judd Nelson, Molly Ringwald, Ally Sheedy, Paul Gleason
Musique : Keith Forsey (chanson-thème « Don’t You (Forget About Me) » par Simple Minds)
Durée : 97 minutes
Sortie : 1985

The Breakfast Club 1985 – affiche du film de John Hughes

Synopsis

Un samedi matin, dans un lycée de la petite ville fictive de Shermer, dans l’Illinois, cinq élèves que tout oppose se retrouvent collés pour la journée à la bibliothèque de l’établissement. Il y a l’intello, la reine du lycée, le sportif, le rebelle et la marginale. Sous la surveillance d’un proviseur autoritaire qui leur ordonne de rédiger une dissertation sur « qui ils pensent être », ces adolescents que tout sépare vont peu à peu baisser la garde. Au fil des heures, les étiquettes tombent, les confidences s’échangent et une complicité inattendue naît entre eux.

Cinq archétypes, un huis clos

Toute la force de The Breakfast Club tient à son dispositif minimaliste : un lieu unique, une seule journée, cinq personnages. John Hughes y résume avec justesse les cases dans lesquelles la société enferme les adolescents (le cerveau, le sportif, la princesse, le rebelle et la marginale) pour mieux les faire voler en éclats. Chacun cache une blessure, une pression familiale ou une solitude que la retenue va révéler. Ce parti pris théâtral, presque entièrement dialogué, a fait du film une référence étudiée aujourd’hui jusque dans les écoles de cinéma.

Un tournage en vase clos

The Breakfast Club fut tourné dans un lycée désaffecté, la Maine North High School de Des Plaines, dans la banlieue de Chicago, fermée depuis 1981. La bibliothèque, très vaste, fut en réalité reconstituée dans le gymnase de l’établissement. John Hughes tourna le film dans un ordre relativement chronologique afin d’aider ses jeunes comédiens à faire évoluer leurs personnages. Judd Nelson, qui incarne le rebelle John Bender, adopta une méthode si intense qu’il resta dans son rôle même entre les prises, allant jusqu’à provoquer Molly Ringwald au point de manquer se faire renvoyer du tournage.

La scène finale improvisée

L’image finale de The Breakfast Club est l’une des plus célèbres du cinéma des années 80 : John Bender traversant le terrain de sport et brandissant le poing, figé en plein élan. Cette scène, devenue iconique, fut en grande partie improvisée par Judd Nelson, à qui John Hughes avait simplement demandé d’imaginer quelques gestes en s’éloignant vers le soleil couchant. À l’origine, le film durait près de deux heures et demie ; peu convaincu de son potentiel commercial, le studio Universal le ramena à 97 minutes.

« Don’t You (Forget About Me) », un tube né par défaut

Indétachable du film, la chanson-thème « Don’t You (Forget About Me) », écrite par le producteur Keith Forsey et le guitariste Steve Schiff, faillit pourtant ne jamais exister sous cette forme. Le groupe écossais Simple Minds refusa d’abord de l’enregistrer, préférant défendre ses propres compositions, et n’accepta qu’après le refus de plusieurs autres artistes. Un choix providentiel : le titre devint le plus grand succès américain du groupe, numéro un aux États-Unis, et reste à jamais associé au générique d’ouverture et de fin du film.

Le manifeste d’une génération

Tourné pour un budget d’à peine un million de dollars, The Breakfast Club en rapporta plus de cinquante et lança la carrière de ses jeunes interprètes, surnommés par la presse le « Brat Pack ». John Hughes signera d’autres classiques adolescents dans la foulée, dont La Folle journée de Ferris Bueller, qui partage le même regard tendre et lucide sur la jeunesse américaine. Quarante ans après, The Breakfast Club demeure un manifeste intemporel sur l’adolescence, l’incompréhension entre les générations et le besoin d’être reconnu pour ce que l’on est vraiment. Pour en savoir plus sur le film, vous pouvez consulter sa fiche sur IMDb.

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