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Passi – Je zappe et je mate – 1997

    Paroles

    Et le p’tit sous télé grandit

    Câblé sur télé, l’image, le son sont mes spectres
    Les programmes je becte, les directs je m’injecte
    Je suis un enfant de la télé, fonce-dé aux rediffusés
    Flash-back dans le passé, conditionné, barbé
    Aux sagas des séries et aux Bang-Bang à l’américaine
    Starsky, Star Trek et tout ce qui engrène
    Pose une question pour un champion
    Parle-moi d’émissions, Argot Margot
    Je connais les ragots, j’suis barjot comme Columbo
    Comme un lundi, un samedi mat’ ou le Jour du Seigneur
    J’suis un téléphile, au-delà du Réel
    Télé commandant chez les zappeurs
    A cause de leurs bêtises mon crâne est un bouillon de Culture Pub
    Dans les films, j’veux du feu, d’l’amour et d’l’aventure

    La Une, la Deux, m’ont pris dans leur jeu
    La Trois, la Quatre, je zappe et je mate
    La Cinq, la Six, en sont les complices
    Beaucoup d’argent, de guerre et de sexe à la télé
    La Une, la Deux, m’ont pris dans leur jeu
    La Trois, la Quatre, je zappe et je mate
    La Cinq, la Six, en sont les complices
    Câblé, survolté, j’ai le syndrome du canapé

    Stade 2, télé allumée, même sous la couette elle m’appelle
    19/20, j’suis avec elle, comme à minuit ou à 14 heures
    Quand j’me lève en jogging, j’veux des Matins bonheur
    Marié, deux enfants, faire du téléshopping
    Moi, chapeau melon, des pompes en cuir
    Un papa connu comme Cousteau
    J’veux des jumeaux, Heckel Jeckel, un Cosby Show
    Mon chien sera Scooby-Doo et se tapera Lassie
    Des histoires naturelles dans ma maison dans la prairie
    Placer ma famille en or haut dans la pyramide
    Sortir d’la Zone Interdite et des histoires stupides
    Un beau cabriolet d’Amour, Gloire et Beauté
    Oui, j’suis matérialiste, j’veux ce que je vois dans le poste
    Les couleurs de mon pays, Saga Cité, m’ont trop traîné au poste
    J’lance la Roue de la fortune, j’ai ma Chance dans la Chanson
    Mes lettres valent du chiffre, je hais les artistes à deux francs
    Fa Si La Chanter, tocard, je mets ton clip sur le Boulevard

    La Une, la Deux, m’ont pris dans leur jeu
    La Trois, la Quatre, je zappe et je mate
    La Cinq, la Six, en sont les complices
    Beaucoup d’argent, de guerre et de sexe à la télé
    La Une, la Deux, m’ont pris dans leur jeu
    La Trois, la Quatre, je zappe et je mate
    La Cinq, la Six, en sont les complices
    Câblé, survolté, j’ai le syndrome du canapé

    Troisième mi-temps, tout le sport, je suis fou de Téléfoot
    Je suis la Télé le Dimanche
    L’équipe du Dimanche me branche
    J’erre dans la Marche du siècle, parle-moi de Capital
    Y’a trop de bluff dans nos pages
    Les magazines, les reportages
    Tout est possible, manipulé sous les projecteurs
    Controlé à la télé et Nulle part ailleurs
    T’y crois pas, t’y crois pas, sans aucun doute ça se discute
    Taratata, j’abats les masques, butte l’image qui percute
    Oui, l’audimat n’est qu’une histoire de gent-ar
    Gag vidéo, moi j’suis pas un Guignol du Flash info
    Sors ton l’œil du cyclone, t’as perdu de vue le Vrai du faux
    Quand tous les médias bosseront bien, je s’rai Témoin n°1

    La Une, la Deux, m’ont pris dans leur jeu
    La Trois, la Quatre, je zappe et je mate
    La Cinq, la Six, en sont les complices
    Beaucoup d’argent, de guerre et de sexe à la télé
    La Une, la Deux, m’ont pris dans leur jeu
    La Trois, la Quatre, je zappe et je mate
    La Cinq, la Six, en sont les complices
    Câblé, survolté, j’ai le syndrome du canapé

    Passi étudie l’terrain