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Jean-Pierre Mader – Disparue – 1984

    Paroles

    La mer qui meurt dans le port
    Me rappelle la chanson
    Que tu chantais hier encore,
    Aux soupirs des bandonéons.
    Je t’ai attendu des heures
    A l’ombre des arcades,
    En écoutant les clameurs
    Du match de foot dans le vieux stade.
    Je t’ai cherché dans les rues,
    Dans les cafés.
    Même tes amis n’ont pas su
    Me renseigner.
    Des voisins t’ont vu partir
    Avec deux hommes
    Qui t’ont poussés sans rien dire
    Dans une Ford Falcon.
    Disparue, tu as disparue.
    Disparue, tu as disparue
    Au coin de ta rue.
    Je t’ai jamais revue.
    Comme un enfant fasciné
    Par ses propres blessures,
    Je ne veux pas oublier
    La douleur de cette aventure.
    J’ai questionné tout le monde
    Autour de moi
    Mais c’est la même réponse
    A chaque fois.
    J’n’arrive plus à dormir:
    Dès que l’on sonne,
    J’ai peur de voir revenir
    Les hommes en Ford Falcon.
    Disparue, tu as disparue,
    Disparue, au coin de ta rue.
    Disparue, tu as disparue,
    Disparue, au coin de ta rue.
    Je t’ai jamais revue.